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  1. Contre le nucléaire

A. GreenPeace 

 Green Peace est une ONGI (Organisation Non Gouvernementale internationale) fondé en 1971 par Jim Bohlen et Irving Stowe pour empêcher les essais nucléaires aux Etats-Unis. Elle est présente dans 55 pays et a pour but de protéger l’environnement, la biodiversité et promouvoir la paix. Elle est totalement indépendante car financée uniquement par des donateurs particuliers et refuse les dons publiques ou provenant d’entreprises. Cela ne l’a pas empêchée de récolter 342 millions d’€ en 2016. Son ampleur est donc significative, avec 28 bureaux, 3 bateaux, 36 000 bénévoles et près de 3 millions d’adhérents. Cette grande ampleur lui permet d’être discipliné et d’agir de manière non-violente en 5 étapes :

_En premier lieu, GreenPeace recherche des scandales en s’appuyant sur différents travaux scientifiques et enquêtes techniques.

_Ensuite, l’organisation tente de dialoguer afin de proposer des solutions. Elle rencontre des décideurs politiques ou économiques, participons à des réunions de concertation avec les administrations, participons à des auditions dans le cadre des commissions parlementaires

_Après cela GreenPeace informe le public des problèmes constatés et incite à la mobilisation

_ Dans un quatrième temps, si les démarches précédentes ce sont montrées inefficaces, GreenPeace agit de manière active, soit par des actions en justice comme pour l’affaire du siècle où l’organisation attaque l’Etat français en justice pour qu’il respecte ses engagements climatiques. Sinon, la seconde méthode est plus atypique car consiste à agir illégalement avec des désobéissances civiles non-violentes comme le 12 octobre 2017 où des militants se sont  introduits dans la centrale nucléaire de Cattenom pour but de dénoncer la fragilité de la sécurité des bâtiments.

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_Enfin, GreenPeace s’assure la mise en œuvre de ses plans d’action, par exemple en vérifiant que de nouvelles lois n’annulent pas les réformes précédentes.

Dans le thème de l’énergie nucléaire, les revendications de GreenPeace sont claires : en sortir. En effet, l’organisation indépendante souhaite l’arrêt progressif des réacteurs en activité et des projets en cours tel que l’EPR. Elle propose d’atténuer la diminution de la production d’électricité par les énergies renouvelables. De plus, les recommandations de GreenPeace ne se contentent pas du domaine civil, car elle veut interdire les armes nucléaires. Ce projet semble en bonne voie avec le Traité d'interdiction sur les armes nucléaires (TIAN) adopté à l’ONU le 7 juillet 2017 par une écrasante majorité d’États : 122. Son entrée en vigueur se fera quand 50 États, au minimum, auront ratifié ce texte. Pour l’instant, déjà 15 États l’ont fait.

 

B. Réseau sortir du nucléaire

Réseau sortir du nucléaire est une association française antinucléaire fondée en 1997 et a comme son nom l’indique l’objectif de faire en sorte que la France s’émancipe du nucléaire dans le cadre militaire et civil. Le gain de cause concernant  l’arrêt du surgénérateur Superphénix en Isère a donné l’impulsion nécessaire pour  la création de l’association. De nos jours, Réseau rassemble plus de 900 associations et 60 000 signataires. D’autre part, tout comme GreenPeace, les moyens financiers de l’association proviennent exclusivement des dons et des cotisations de ses membres, sans aucune subvention de l’État. Lors de la période scolaire 2015-2016, leur budget s’est élevé à 1 120 000€ lui permettant d’impacter le sort de la France.

Pour se faire, Réseau à des  méthodes d’actions variées. En effet, l’association peut faire recourt à des appels à la mobilisation, ayant pour revendications concrètes la signature par la France du traité d’interdiction des armes nucléaires, vu précédemment ; l’arrêt de la centrale nucléaires de Fessenheim et plus généralement toutes les centrales en France ; l’annulation du projet Cigéo ; enfin elle souhaite que les transports de matières radioactives considérées comme dangereux cessent.

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Cependant, se mobiliser est parfois difficile pour les militants, dans ce cas, Réseau lance des pétitions comme celle demandant à Emmanuel Macron de signer le traité d’interdiction des armes nucléaires. L’association propose aussi des cyberactions; des interventions dans des médias, par exemple en organisant des émissions radios; des publications sous forme de brochure, revue ou dossier d’analyse mis en ligne. D’autre part, de la même manière que GreenPeace, Réseau a recourt des actions en justice.

Leurs efforts ont porté leurs fruits car Réseau  a eu plusieurs gains de cause, comme lorsque l’association a évité à deux reprises la facilitation du projet Cigéo ; ou en 2009, où elle a empêché l’enfouissement de déchets de faible activité à vie longue  ou encore concernant les actions en justice tel que le 11 septembre 2013, où Réseau a fait condamner en correctionnelle EDF, qui avait illégalement déchargé des gravats radioactifs provenant de la centrale nucléaire du Bugey dans l’Ain dans une carrière utilisée pour stocker des déchets conventionnels.

Pour résumé, de nombreuses organisations ou associations tels que « Areva ne fera pas la loi au Niger », « Bure : Stop ! », « Collectif des irradiés » ou encore « l’echo du colostre » sont antinucléaires pour plusieurs raisons, dont la puissance de destruction des armes nucléaires, les déchets radioactifs et les risques en cas d’accident liés au centrales nucléaires. Elles sont presque toutes indépendantes et non lucratives, issues de mouvements populaires. Malheureusement, leur rayon d’action est restreint puisque le nucléaire reste une source d’énergie convoitée, et c’est ce que nous allons voir dans la seconde partie

 

 

 

 

 

  1. Pour le nucléaire

 

A. Agence internationale de l’énergie atomique

AIEA(Agence internationale de l’énergie atomique) est une agence créée le 29 juillet 1957 sous l’impulsion du président des Etats-Unis de l’époque Eisenhower. L’AIEA agit pour un développement durable, via les techniques nucléaires. Ses objectifs sont d’éliminer la faim dans le monde avec une agriculture durable, augmenter la durée de vie de l’Homme grâce à la médecine nucléaire, donner l’accès à l’eau est l’électricité pour tous, promouvoir une industrialisation durable et préserver l’environnement, c’est-à-dire le climat, les océans et les écosystèmes.  Pour ce faire, l’agence  organise chaque année une conférence générale avec les 170 Etats membres de l’agence en 2018 discutant autour du programme et le budget de l’Agence. En 2019, il est de 375,2 millions d’€. L’AIEA est donc en grande partie financée par des Etats. D’autre part, cinq fois dans l’année le Conseil des gouverneurs se réunit, composé de 35 Etats membres, désignés par le Conseil sortant ou élus par la Conférence générale. Le Conseil est le décideur principal de la politique de l’AIEA.

L’AIEA favorise l’échange d’informations techniques entre les pays permettant:

_dans le secteur primaire, la science nucléaire permet d’améliorer le rendement, la résistance aux mauvaises conditions climatiques des cultures et protéger fruits et bétails contre les ravageurs nuisibles et l’agence incite à l’utilisation de ces technologies

_favorise l’utilisation de la technologie nucléaire permettant par exemple de mieux prévenir des cancers

_accompagne les pays misant sur l’électronucléaire en favorisant l’échange d’informations et œuvre pour la sûreté et sécurité des installations de centrales nucléaires comme celle en Egypte qui devrait commencer en 2020

_agit pour la sûreté en fournissant des orientations sur la gestion des déchets nucléaires et instaure  des normes concernant l’utilisation des matières radioactives, aide les pays à se préparer et intervenir en cas d’accident avec l’IEC (Incident and Emergency Centre)

_empêche la prolifération d’armes nucléaires en veillant à ce que les matières nucléaires restent affectées à l’utilisation pacifique : Trait de non-prolifération des armes nucléaires signé par 189 Etats

_au cœur de la coopération mondiale, aide les pays à lutter contre le terrorisme nucléaire et d’empêcher le vol de matière nucléaire

 

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B. Commissariat à l’énergie atomique et aux énergies alternatives     

Le commissariat à l’énergie atomique et aux énergies alternatives(CEA) a été créé le 18 octobre 1945 par Charles De Gaulle, président de l’époque. C’est un établissement public à caractère industriel et commercial. Il est donc financé par l’état français, à hauteur de 5 milliards d’€ en 2017, permettant d’employer 16 010 personnes. Ce n’est pas tout, le CEA dispose aussi de 9 centres de recherche et  plus de 600 partenaires industriels. Ce budget élevé permet au CEA d’intervenir dans quatre domaines : la défense et la sécurité, les énergies bas carbone comme le nucléaire et les renouvelables, la recherche technologique pour l’industrie et la recherche fondamentale en sciences de la matière et sciences de la vie.

Pour la défense et la sécurité, le CEA agit directement en lien avec l’état français dans le domaine militaire. En effet, il a pour mission de concevoir, fabriquer, maintenir en condition opérationnelle, puis démanteler les têtes nucléaires ; il en va de même pour les réacteurs nucléaires  navals. D’autre part, dans le domaine des énergies bas carbone, le CEA est un exploitant nucléaire. Il accompagne les pouvoirs publics et les industriels dans le domaine des systèmes de production d’énergie nucléaire. Par le passé le CEA a participé à la conception des premiers  réacteurs français. De nos jours, il soutien à l’industrie nucléaire française en assurant le cycle des combustibles nucléaires, en étudiant les installations nucléaires pour garantir leur sureté, en étant impliqué dans le démantèlement des centrales et de la gestion de leurs déchets. De plus le CEA participe au développement des systèmes nucléaires du futur dits de 4e génération. Enfin, dans la cadre des sciences de la vie, l’étude de la radiobiologie nucléaire a permis de mieux étudier l’impact des activités nucléaires sur l’Homme et l’environnement.

 

Centre CEA de Saclay — Wikipédia

 

Pour finir sur les organisations pro-nucléaires, la plupart sont financées par un état comme le CEA en France, ou plusieurs comme l’AIEA. Par conséquent elles ont un pouvoir politique leur donnant une influence.  Il existe aussi des associations de petite ampleur promouvant le nucléaire, tel que L'Association des écologistes pour le nucléaire.

 

 

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